item Item : Rumba populaire de la Havane CD2_22

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Value
identifier 
http://archives.crem-cnrs.fr/items/17248
identifier 
CNRSMH_E_1998_017_001_002_22
type 
Sound
title 
Rumba populaire de la Havane
creator 
Estival, Jean-Pierre
contributor 
Zemp, Hugo et al.
contributor 
ZEMP, HUGO
subject 
Ethnomusicology
subject 
Research
descriptionabstract
CD.II - Amérique / Cuba "Sous le terme de rumba, on désigne aujourd'hui à Cuba un genre musico-chorégraphique profane, né dans les ports de La Havane et de Matanzas, et décliné selon trois formes caractéristiques : yambu, guaguancò et columbia. Ces formes existent depuis au moins d'un siècle, mais elles sont en perpétuelle évolution. La rumba est le produit d'un syncrétisme complexe où se sont mélangés des éléments de diverses provenances africaines, des éléments d'origine espagnole et des éléments nés sur le sol cubain. Le chant est accompagné par trois tambours à une peau de type conga : quinto, tres dos, tumbador (ou trois caisses en bois, cajones), une paire de claves (petits bâtons entrechoqués) et des palitos (bâtons frappant sur une caisse ou sur le fût d'un tambour). La danse se développe en étroite interaction avec le jeu rythmique du tambour le plus aigu, le quinto. Le rythme produit est une création cubaine, mais qui respecte strictement les canons des polyrythmies africaines traditionnelles, qui ont aussi trouvé leurs prolongations sur l'île dans les formes sacrées (tambours batà de la santeria, orchestre des confréries abakwa). Les instruments peuvent être remplacés par le bord d'une table, un tiroir renversé, des cuillers, une poêle à frire ou même un poteau d'arrêt de bus... tant la rumba peut avoir un caractère spontané et improvisé. En fait, lorsque l'on considère une forme spontanée, seul le chant et la clave sont absolument nécessaires pour que l'on évoque une rumba. Le chant, où soliste(s) et choeur se répondent dans le montuno, est en général construit autour de mélodies d'origine européenne. Alejo Carpentier remarquait en 1946 que la rumba, plus qu'un genre, était une atmosphère, liée à la fête avec toutes ses composantes érotiques. Le guaguancò, avec ses avatars modemes comme le guarapachanguero, constitue, de loin, la forme la plus populaire aujourd'hui. C'est en général la seule qui soit pratiquée spontanément dans les rumbas improvisées où se mêlent comme c'est le cas ici, amateurs et professionnels. Danse : La danse appartient à un ensemble chorégraphique attesté depuis fort longtemps aux Antilles. C'est une danse spontanée, fortement érotisée, qui s'exprime dans le cadre de l'une de ces réunions où le rhum, avec la musique et la danse, participe à la réussite de la rumba. Un couple de danseurs sort de l'assistance, massée en cercle autour des tambours ,et du (des) chanteur(s) dans un petit espace. Ils élargissent le cercle, en une chorégraphie improvisée symbolisant la conquête de la femme (avec ses attributs de séductrice) par l'homme. Ce dernier effectue des mouvements pelviens explicites en direction de sa partenaire, qui les évite et se protège le bas-ventre avec ses mains. L'homme lance aussi ses bras, ses coudes ou ses pieds vers la femme, de façon saccadée, soutenu par l'improvisation du quinto. L'ensemble de ces gestes se nomme vacunao (de vacunar, « vacciner », entendu comme métaphore de l'acte sexuel). Jeu chorégraphique et je musical inscrits dans le cadre de la fête, le guaguancò relève d'une double interaction ; celle des danseurs entre eux, et celle des danseurs avec l'improvisation musicale du quinto." Jean-Pierre Estival, cf. pp. 84-85 du livret
publisher 
Le Chant du Monde, Paris
publisher 
CREM-CNRS
datecreated
1995-01-01T00:00:00Z
dateissued
1998-01-01T00:00:00Z
coveragespatial
La Havane
coveragespatial
La Habana
coveragespatial
Cuba
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Antilles
coveragespatial
Amérique
coveragespatial
Ell Cerro
rightslicense
Restreint (enregistrement édité)
rightsaccessRights
public
formatextent
00:03:14
formatmedium
CD-Livre
formatMIME type
audio/x-wav
relationisPartOf
http://archives.crem-cnrs.fr/collections/4710