item Item : Rite totémique yangis CD2_10

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Value
identifier 
http://archives.crem-cnrs.fr/items/30115
identifier 
CNRSMH_E_1998_017_001_002_10
type 
Sound
title 
Rite totémique yangis
creator 
Juillerat, Bernard
contributor 
Zemp, Hugo et al.
contributor 
Zemp, Hugo
subject 
Ethnomusicology
subject 
Research
descriptionabstract
CD.II - Océanie / Papouasie Nouvelle-Guinée "La musique accompagnant ce rite est caractérisée par le jeu en hoquet de sept trompes de bois, du cliquetis des étuis péniens et de chants ou cris rythmés proférés par l'assistance masculine. Les trompes de bois (fuf) sont, dans ce rite, toujours jouées par cinq, plus deux basses. Commencent les deux sons directeurs des trompes fufuk qui constituent la paire fondamentale se répondant en duo. Puis entre la trompe engigêk (« en seconde position »). Vient ensuite la pêpôk (son le plus aigu joué par petits coups), puis la tööfuk (son le plus bas joué en longues tenues). Facultativement, deux adolescents (restant assis en bordure de la place, le pavillon de l'instrument posé sur le sol) jouent de deux grandes trompes au son plus grave encore. Les cinq autres joueurs marchent au rythme de leur trompe autour de la place du village dans ce même ordre, alors que les masques dansent au centre. Les Yafar disent qu'ils s'inspirent du chant des oiseaux pour leurs mélodies. En fait la structure et l'ordre des sons renvoient au symbolisme du rite lui-même et de la succession des masques. Les fufuk connotent la dualité sexuelle, le son le plus aigu renvoyant au genre masculin, engigêk annonce la fusion des substances masculine et féminine ; pêpôk (du nom mythique Pépi, le héros enfant) renvoie à l'émergence de la jeune pousse des sagoutiers totémiques ou à la formation du fœtus du premier homm ; enfin, tööfuk (de tööf, « pétiole de la palme du sagoutier ») réfère à la lente croissance de la palme (ou du fœtus totémique) grâce à l'action des esprits de la croissance des sagoutiers incarnés dans certains danseurs. Le cliquetis plus ou moins synchrone des étuis péniens (suh wagmô) est assuré parles danseurs masqués qui, tantôt par deux, tantôt à six ou sept, dansent au centre de la place. Ils portent une ceinture d'os de casoar (kwoy kêg) sur laquelle l'étui en calebasse noirci de suie, suhêg (connotant la fertilité), vient frapper à chaque pas. Le bruit sec ainsi produit renvoie symboliquement à la croissance des sagoutiers totémiques, dont le bois doit devenir « dur comme de l'os » ; mais on dit par ailleurs que ce cliquetis imite le cri de l'oiseau horteta, dont le nom est tabou en période rituelle. Les cris (wage) des hommes de l'assistance sont facultatifs et ne comportent aucune parole. Ils accompagnent les moments les mieux rythmés de la danse des « Poissons ». A certains moments du rite, femmes et enfants sont autorisés à chanter une mélodie répétitive sans parole. A la fin du rite, alors que les danseurs masqués quittent la place de danse, les cinq joueurs de trompes principaux font entendre simultanément les sons de leurs instruments produisant une sorte de cluster. Ce rite dure deux jours et deux nuits ; il met en scène la reproduction des deux palmiers sagoutiers totémiques des moitiés de la société, ainsi que la naissance du « premier homme ». Différents types de masques dansent sur la place du village dans un ordre prescrit. Les rôles les plus remarqués (le corps étant couvert de motifspolychromes, et le masque, décoré d'un emblème clanique) sont ceux des « Poissons » (stade du fœtus dans la reproduction des totems anthropomorphes). Danse : Les danses masculine et féminine sont complémentaires. Seuls les hommes portent des masques (selon le type de masque, ils ont un étui pénien sonnant ou pas), dansent au centre de la place ou à sa périphérie. Ceux qui portent un étui pénien rituel se produisent au centre, tournant en cercle les uns derrière les autres. Leur danse consiste à avancer les pieds écartés, pointe du pied posée en premier, en imprimant à leur corps un mouvement vertical alternatif ; ce mouvement nommé ogohyaag (terme évoquant la verticalité, ogo, et la répétition, hyaag) permet à l'étui suh wagmô de se balancer de haut en bas et de venir frapper ainsi, à chaque pas, la ceinture kwoy kêg. Les femmes portent des jupes (nay), faites de cordelettes, confectionnées à partir de la jeune foliole du sagoutier, auxquelles elles attachent des plumes blanches de cacatoès ; elles portent aussi dans leur dos, suspendus à leur front, de grands filets peints et décorés de plumes d'oiseaux de Paradis. Leur danse (nommée ira, de irag « se balancer, frétiller ») consiste à projeter leurs pas et leurs hanches de gauche et de droite afin de balancer leurs jupes latéralement. Alors que la danse masculine évoque, par son mouvement vertical, la croissance en hauteur (sagoutiers) ou en ossature (fœtus), la danse latérale féminine évoque la croissance en chair (fruit ou enfant)." Bernard Juillerat, cf. pp. 66-67 du livret
publisher 
Le Chant du Monde, Paris
publisher 
CREM-CNRS
datecreated
1976-01-01T00:00:00Z
dateissued
1998-01-01T00:00:00Z
coveragespatial
Papouasie-Nouvelle-Guinée
coveragespatial
Mélanésie
coveragespatial
Océanie
coveragespatial
Yafar 1, province du Sépik-ouest, Border Mountains
rightslicense
Restreint (enregistrement édité)
rightsaccessRights
public
formatextent
00:03:07
formatmedium
CD-Livre
formatMIME type
audio/x-wav
relationisPartOf
http://archives.crem-cnrs.fr/collections/4710