item Item : Cérémonie de possession : morsure tarentulée CD1_16

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Value
identifier 
http://archives.crem-cnrs.fr/items/30112
identifier 
CNRSMH_E_1998_017_001_001_16
type 
Sound
title 
Cérémonie de possession : morsure tarentulée
title 
Pizzica tarantata
creator 
Carpitella, Diego ; de Martino, Ernesto
contributor 
Zemp, Hugo et al.
contributor 
ZEMP, HUGO
subject 
Ethnomusicology
subject 
Research
descriptionabstract
CD.I Europe / Italie "A Nardò, durant l'été, quelques paysans - surtout des femmes - avaient l'habitude d'appeler chez eux un petit groupe de musiciens pour soigner la morsure (plus souvent imaginaire que réelle) d'une petite araignée, la tarentule. Cette cure à domicile pouvait durer deux ou trois jours, avec une présence constante des musiciens jouant une pizzica tarantata - danse de la famille de la tarentelle. Les instruments étaient le violon et l'accordéon, joués par des musiciens semi-professionnels, et un ou des tambours sur cadre, joués par des femmes. Comme toutes les tarentelles, la pizzica tarantata se caractérise par sa forte dynamique rythmique, son tempo vif et sa structure ternaire : entendons par là que sa cellule rythmique de base compte trois temps. Le premier de ces temps est lourd et fortement marqué, le troisième est, au contraire, nettement plus léger et sec. Souvent, la femme tambourinaire de la pizzica tarantata apparie ces cellules en marquant les ensembles de six par un coup fort porté sur le bord du cadre. Les autres temps restent toutefois clairement audibles du fait du tintement métallique des cymbalettes disposées à l'intérieur du cadre du tambour. C'est sur ce rythme que le violoniste fait entendre la phrase la plus caractéristique de la pizzica tarantala (au début de l'extrait) à laquelle il enchaîne des variations, et notamment des figures jouées dans l'aigu, sur la chanterelle de son violon, et agencées en fonction des exigences de la possédée. Dans les moments variés et « animés », la tambourinaire fait preuve d'une énergie encore plus grande et affirme un monnayage serré du rythme. Le seul instrument à avoir un jeu fixe est l'accordéon diatonique (organetto), que l'on entend de façon d'ailleurs peu distincte : en poussant et tirant sur le soufflet de son instrument le musicien produit alternativement deux accords (tonique et dominante). Danse : Durant chaque cycle de danse d'une dizaine de minutes, les musiciens s'approchaient et s'éloignaient de la possédée. Libérée, par cette cure, de l'esprit de sa tarentule, elle se rendait alors à l'église (chapelle Saint Paul à Nardò), où elle répétait, sous une forme condensée, le cycle chorégraphique exécuté chez elle. Si la musique de la pizzica tarantata est encore connue et pratiquée, le rite thérapeutique lui-même, tel qu'il fut observé et décrit par Ernesto de Martino et Diego Carpitella à la fin des années cinquante, est désormais obsolète." Bernard Lortat-Jacob, cf. pp. 48-49 du livret
publisher 
Le Chant du Monde, Paris
publisher 
CREM-CNRS
datecreated
1959-01-01T00:00:00Z
dateissued
1998-01-01T00:00:00Z
coveragespatial
Sardaigne
coveragespatial
Îles -- ITA
coveragespatial
Italie
coveragespatial
Europe méridionale
coveragespatial
Europe
coveragespatial
Nardo, Province de Lecce (dans les Pouilles)
rightslicense
Restreint (enregistrement édité)
rightsaccessRights
public
formatextent
00:04:18
formatmedium
CD-Livre
formatMIME type
audio/x-wav
relationisPartOf
http://archives.crem-cnrs.fr/collections/4710