item Item : Danse pour Khevioso, Vodoun de la foudre CD1_05

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Value
identifier 
http://archives.crem-cnrs.fr/items/30108
identifier 
CNRSMH_E_1998_017_001_001_05
type 
Sound
title 
Danse pour Khevioso, Vodoun de la foudre
creator 
Rouget, Gilbert
contributor 
Zemp, Hugo et al.
contributor 
ZEMP, HUGO
subject 
Ethnomusicology
subject 
Research
descriptionabstract
CD.I - Afrique / Bénin "Cet instrument des Torinou (« gens de Tori ») est remarquable d'abord par sa taille : c'est sans doute le plus grand xylophone existant au monde, ses plus longues touches mesurant un mètre cinquante ou plus : Ensuite par sa construction, qui met en oeuvre deux fosses creusées dans la terre pour faire fonction de caisse de résonance. Enfin par la complémentarité des deux instruments, le « grand » et le « petit », dont il se compose. Le grand est installé sur une tranchée d'environ soixante-quinze centimètres de profondeur, d'à peu près un mètre vingt de long et assez large pour que le musicien, assis sur le bord, puisse y mettre commodément ses jambes. Bordant de chaque côté cette fosse en travers de laquelle sont disposées les lames, deux bourrelets de paille servent de coussinets pour isoler celles-ci du sol et leur permettre de résonner, des piquets les empêchant (plus ou moins bien) de se déplacer pendant le jeu. Ces lames, au nombre de sept ou huit suivant le cas, sont divisées en deux séries disposées l'une à droite, l'autre à gauche du musicien qui se trouve ainsi au centre même de l'instrument Pour frapper les lames, celui-ci se sert de deux battes totalement différentes. De sa main droite, il tient un gourdin recourbé fait d'un bois excessivement dur et dense, provenant de la branche d'un épineux ; de sa gauche, d'une sorte de masse très tendre au contraire, taillée dans la base d'un rachis de palme. Il en résulte que la série de gauche donne des sons très sourds contrastant fortement avec ceux de la série de droite beaucoup plus brillants. Quant aux touches elles-mêmes, elles ne sont pas à proprement parler accordées : de longueur, de largeur et d'épaisseur un peu différentes les unes des autres, elles rendent des sons différents mais qui ne semblent avoir entre eux aucun rapport précis. La seule règle, apparemment, est qu'elles soient disposées de telle manière qu'un son grave alterne avec un son plus aigu, ce qui donne à la série des sept ou huit sons une configuration en dents de scie et à la musique ainsi produite le caractère d'une « mélodie de timbres ». Le petit instrument comporte une série unique de six touches (parfois sept ou huit), également en dents de scie, disposées en travers d'une tranchée peu profonde. Le musicien, qui fait face à, l'instrument, les frappe à l'aide de deux baguettes faites du même bois. Le plus souvent, un deuxième musicien qui se tient, lui, au bout de l'instrument, frappe la dernière touche, seule, à l'aide d'une seule baguette. Le petit xylophone fait ainsi entendre deux parties musicales distinctes : un ostinato joué par le musicien principal sur cinq touches et une chaîne rythmique jouée sur la sixième. Aux sons fournis par ce xylophone double s'ajoutent le bruissement continu d'une paire de hochets en vannerie, le tintement d'une cloche de fer à battant externe et, de manière discontinue, les chants provenant du choeur des hommes et des femmes assemblés autour de l'orchestre. Danse : Ce xylophone double est un instrument consacré qui n'est joué que pour des rituels liés au culte du vodoun Khèviôsô, divinité de la foudre qui tient une place centrale dans le panthéon du pays, ou à certaines de ses hypostases. Il accompagne deux sortes de danses, exclusivement exécutées par les initiés, des femmes, en majorité, qui, tantôt groupées en escadron effectuent de grands mouvements d'ensemble - sorte de galop - autour de l'orchestre, tantôt, seul ou de préférence à deux, se postent tout près des xylophones pour enchaîner des figures de danse - des « pas de deux » donc - étroitement régies par la mélodie jouée sur le grand instrument. Le répertoire de celui-ci se compose d'un certain nombre de thèmes ou d'airs, liés aux divers aspects de la divinité de la foudre, laquelle se manifeste différemment tout au long de la cérémonie. La danse varie notamment suivant que danseurs et danseuses sont alors "possédés" ou non par la divinité, et donc selon qu'ils ou elles sont ou non en transe." Gilbert Rouget, cf. pp.34-35 du livret
publisher 
Le Chant du Monde, Paris
publisher 
CREM-CNRS
datecreated
1966-01-01T00:00:00Z
dateissued
1998-01-01T00:00:00Z
coveragespatial
Bénin
coveragespatial
Afrique occidentale
coveragespatial
Afrique
coveragespatial
District de Tori, Tokoli
rightslicense
Restreint (enregistrement édité)
rightsaccessRights
public
formatextent
00:04:39
formatmedium
CD-Livre
formatMIME type
audio/x-wav
relationisPartOf
http://archives.crem-cnrs.fr/collections/4710