Collection : Yémen. La chanson d'Aden.

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Title
Yémen. La chanson d'Aden.
Original title / translation
Yemen. Aden Singing.
Depositor / contributor
Jean Lambert (déposant)
Document status
Published
Recording period
Year published
2002
Access type
metadata
Corpus
Lambert, disques déposés

Geographic and cultural informations

States / nations
Yémen
Populations / social groups

Legal notices

Publisher
Institut du monde arabe, Paris
Booklet author
Lambert, Jean
Publisher reference
321047
Bibliographic references
Yémen. La chanson d'Aden. Mohammed Murshid Nâjî, Khalîl Mohammed Khalîl, IMA, Harmonia Mundi, DDD 321 047 [livret : J. Lambert], 2002.
Legal rights
Restreint (enregistrement édité)

Archiving data

Code
CNRSMH_E_2014_026_001
Mode of acquisition
Don
Record author
- Auteur
Comments
Record writer
Aude Julien
Last modification
March 7, 2014, 10:06 a.m.
Items finished
Non
Conservation site
CREM : phonothèque

Technical data

Collection size
0 bytes
Number of components (medium / piece)
1
Number of items
1
Archive format
CD, Ø 12 cm

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Media Preview
Title
Pochette du disque
Description
Credits
IMA
Title
Compte-rendu du disque et accès en ligne aux extraits sonores
Description
La musique du Yémen est à l’image de ce pays, d’une beauté inouïe, minérale et brute. Une poésie médiévale exceptionnelle y a notamment façonné l’art ultime de la suite qawma, chant savant de la capitale Sanaa, au Nord. Un joyau dans son écrin d’albâtre. Au Sud, à Ibb, Harraz ou Taïz, le vers reste au cœur du chant lyrique, mais la suite s’y résume souvent à un ou deux mouvements aux rythmes rapides (par exemple, wasta). C’est récemment que le oud y fut introduit. Son jeu sonore, crépitant, relègue hélas les mètres lents traditionnels aux genres désuets comme les dan et mutawwal. L’émergence de la musique savante endémique d’Aden ne remonte, au mieux, qu’aux premiers clubs culturels, les nadwa adaniyyah de l’après-guerre. Elle emprunte à la fois à cet héritage et à celui du Yafi.

Parmi les pionniers adénites, Khalil Muhammad Khalil préférait déjà l’accompagnement nerveux, haletant du oud des plateaux au tarab orchestral égyptien, pourtant très en vogue à Aden, Hodeïda, sur la Mer Rouge, et Lahej. Ni envolées, ni apartés instrumentales ici. La voix rocailleuse de Khalil a l’aridité désolée de la côte volcanique du Hadramaout. Celle nouée, virile du oud rebondit sans cesse sur la scansion du poète. Elle suspend l’amateur impatient à chacun des vers anciens comme sur ‘Ayyaratnî al-shayb (la blancheur de mes cheveux). Face à l’éventuelle sensation de répétition, le béotien se figurera comment cette musique est en fait le prétexte d’un moment de délassement lyrique, feutré, entre amis.

Après Khalil, le lettré Muhammad Murshed-Naji reste le principal chef de file de ce genre soliloque. Il se plie de façon plus enjouée à cette technique exigeante du oud. Les couplets chantants de son succès Yâ sâ’ili ‘an hawâ al-mahbûb (toi qui interroges sur la passion de l’aimé), qui ouvrent le CD, sont caricaturaux de la nouvelle école adénite. Erudit et prolifique, Murshed-Naji chante ici un répertoire poétique varié, y compris traditionnel, au nationalisme assumé. Que ce soit pour le luth soliste ou pour l’orchestre, il adapte aussi les poètes récents tels Muhammad Abdu Ghanem ou Muhammad Said Jarada dont il reprend une poésie sur Yâ wakfaton li (ô cette scène que j’ai vécue). L’adaptation moderne de la chanson ‘Alam sîrî bismi Llah al-Rahmân (marche ô mariée au nom de Dieu le Clément) est, par exemple, un thème populaire, promis par là-même à une postérité régionale certaine. Sur Garîb bâb al-dunyâ (elle est proche la porte du bas-monde), il ressuscite de façon magistrale une ode du XVIIIe siècle d’Ash Shihr, accès portuaire du Hadramaout, pour l’étourdi qui aurait raté la toute proche et mythique Mukallâ.
Credits
Pierre D’Hérouville, site akhaba

Items

Title Digitized Recordist Location Year of recording Code
[A renseigner] Yémen CNRSMH_E_2014_026_001_01